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En 2012, il reçoit à Alger le 13e prix Omar Ouartilane de la liberté de la presse.Dans ce long entretien, il évoque le rôle que devrait jouer un journaliste indépendant et explique sa vision de la liberté de la presse, tel que mentionné dans son nouvel ouvrage, Le Droit de savoir, publié en mars dernier aux éditions Don Quichotte.**Le droit de savoir est une façon de dire qu’on se place du point de vue des citoyens, du peuple et que celui-ci a le droit de savoir tout ce qu’on fait en son nom.

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Mon opinion contre la vôtre, mon préjugé contre le vôtre, ma communauté contre la vôtre, ma religion contre la vôtre, ma croyance contre la vôtre, mon origine contre la vôtre, etc.Eh bien, au lieu de cacher cela il le raconte, alors que cela va contre la sensibilité de son journal et celle d’une partie de ses lecteurs.C’est là le miracle du journalisme, c’est quand le journaliste accepte de publier des informations qui dérangent, y compris lui-même. Il déclare : «Monsieur le ministre des Colonies, j’ai fini, à vous de commencer. Et si vous ne bougez pas, si vous ne changez pas la situation, ces peuples se retourneront contre nous et ils auront raison.» Il a donc annoncé la décolonisation et la France ne l’a pas écouté.Ils disent qu’ils ont des secrets légitimes : les secrets des affaires, le secret d’Etat, etc. Nous avons tous une opinion et, à l’époque du numérique, d’internet et des réseaux sociaux, les citoyens peuvent beaucoup plus librement exprimer directement leurs opinions.En revanche, il faut dire que le journaliste doit être au service non pas de cet échange d’opinions qui ne lui appartient pas, qui n’est pas son privilège, mais de la production de ce que j’appelle les vérités de fait.Je pense qu’un journaliste qui révèle des problèmes, qui dit qu’il faut regarder les faits de corruption, les faits d’inégalité et les faits d’injustice, ce journaliste-là est un bon patriote. Selon une formule employée par Albert Londres, «la France est une grande personne qui a droit à la vérité» et cela est valable aussi pour l’Algérie, une grande personne qui a droit à la vérité. Albert Londres n’était pas du tout révolté à ses débuts.

- En effet, vous donnez dans votre ouvrage deux exemples de ce combat pour la vérité : celui de Joseph Pulitzer, dont le nom est attribué au prestigieux Prix Pulitzer de journalisme, et celui d’Albert Londres. Il était un journaliste français bien installé dans l’establishment de son époque.

En 1920, il va faire un reportage dans l’empire colonial en Afrique occidentale française.

A ce moment-là, il est convaincu que la France c’est le droit, c’est la justice, c’est la liberté. Sur le terrain, il découvre le vrai visage de la justice coloniale, le travail forcé, le racisme et les inégalités.

- Dans ce sens, vous reprenez une citation très expressive : «Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie.» Certains confrères de la corporation reprochent, par exemple, à Mediapart en France et à El Watan en Algérie de dévoiler des affaires qui «ternissent» l’image du pays. **Ma réponse est simple : le vrai amour de son pays est un amour critique car c’est en critiquant, en montrant ce qui ne marche pas qu’on pousse à améliorer, qu’on pousse à rendre meilleure la situation.

Ceux qui endorment, qui disent souvent tout va bien, ce sont de mauvais patriotes.

Il est, par ailleurs, co-fondateur et secrétaire général du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (SPIIL) créé en 2009.